Synopsis.

  1. Paris dans quelques dizaines d’années, une journée ordinaire. L’humanité semble s’endormir dans le confort douillet d’appartements en kit, dans lesquels des entreprises tentaculaires prennent en charge l’ensemble de leurs besoins vitaux. L’abonnement s’est substitué à la propriété. Les outils de télécommunication, n’étant plus utilisés depuis longtemps, ont presque tous disparu, laissant la place à la seule transmission orale, à la parole et au discours. Pourtant, dans ces cellules familiales surprotégées, une épidémie inconnue semble lentement se répandre. Au milieu de cette apathie, Jakub Schorman, jeune et brillant chercheur en corycologie, qui vient de prendre la tête d’un laboratoire, le plus perfectionné dans sa spécialité, et dont les recherches sont essentielles pour l’avenir de la science, ne sait pas encore qu’il n’oubliera jamais cette journée, celle où les non-terriens ont assiégé Paris
  2. Dans le huis-clos d’un appartement parisien, le portrait d’une famille évoluant dans un futur indéterminé. Il s’agit d’une famille élargie, où cohabitent un homme et une femme, le frère de celle-ci qui élève leurs jeunes enfants, et le frère et les sœurs triplées de l’homme. Leur vie quotidienne, monotone et répétitive, se résume à des repas pris en commun et des soins de peau mutuels. Leur seule échappatoire paraît être la parole, qui tend en permanence au monologue, et revient cycliquement, comme un commentaire permanent de leur propre vacuité. Peu à peu, au fil de cette journée, l’on perçoit la lente dégradation morale et physique des personnages, qui aboutira irrémédiablement à leur déliquescence. Pas un seul n’en sortira absolument épargné – pas même Jakub Schorman.
  3. (Ce que nous savons (de J. Schorman, professeur de corycologie à l’Université Paris 15, par l’I. I. I. I.)  est tout entier construit comme une période rhétorique à cadence mineure : un ample mouvement correspondant à la montée d’une menace diffuse, clos par une chute abrupte. Durant la plus grande partie du film, les personnages sont dans l’expectative, et l’annonce du couvre-feu dû au siège de la ville est le sommet de cette attente. A partir de ce point, l’intrigue s’affaisse rapidement sur elle-même, jusqu’à disparition des dialogues, des personnages, et des décors. A l’intérieur de cette construction rhétorique, cinq monologues dits par les personnages rythment la progression du film : chacun porte sur un aspect particulier ayant trait à la science-fiction en tant que genre. Suivant le principe de la cadence mineure, le dernier de ces monologues n’est pas prononcé. Jakub Schorman est donc le dernier à prendre la parole.

    Ce que nous savons… se présente comme un dosage hybride entre film de science-fiction, étude de mœurs et rhétorique. Les trois synopsis correspondent à ces trois ingrédients, qu’il s’agit d’agglomérer pour reconstituer le film.

 

 

 

Images du film.

La bande annonce de notre film est une performance (épisode 1).

Premake.

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