L’interdit pornographique. Chloé Maillet. « Euh... ça vous dirait de boire un verre avec moi ? Des films X auxquels auraient été extraits toutes les scènes à caractère pornographique. Tout d’abord, il s’agit d’une méthode d’appréhension. Et ce, quelle que soit l’époque, puisque ici, bien que les films traités soient tout à fait caractéristiques d’une certaine forme d’esthétique développée entre les années 1986-1989 environ, je tenterai d’évoquer une perspective peu diachronique, et de tirer à grands traits, quitte à vider le sujet de sa singularité et de sa vérité intrinsèque, des points communs. Prenons d’abord le problème du rapport entre scènes dites « narratives » et scènes à caractère proprement pornographique. Des premières, pourrait-on dire qu’elles ont le rôle d’un simple addendum accolé aux secondes, et dont on pourrait tout aussi bien se passer - ce qui advient souvent dans le cas des productions à budget réduit – ou au contraire qu’elles sont l’essence même de l’ensemble en tant qu’autoreprésentation de la nécessaire mise en fiction et/ou en frustration de la sexualité ? Un des problèmes restant est de savoir si la visée ou la réussite du film se mesure à la capacité de celui-ci à maintenir la tension du désir pendant tout le déroulement du scénario, ou par la compression du temps au terme duquel la télévision sera éteinte ou oubliée pour laisser place à une sexualité en actes. |

Mary Prism.

Négoce italien.

Négoce italien.