Un hommage à Ernest Bolton, inventeur de la cryoballoniconservation
Conférence-performance, Théatre des Louvrais, scène nationale du Val d’Oise, janvier 2004.
Amphithéâtre Gaston Bachelard, Sorbonne, février 2004

Chloé Maillet, Louise Hervé.

Bolton et les boursiers de la fondation DAISY : Lady Daisy Bunbury, Ernest Bolton, James Vandeleur, Basil Poole, Isaac Kelso, Jacques Chasuble

La cryoballoniconservation ou “étude des effets des très basses températures sur les tissus et cellules de ballons”, est l’une des branches les plus importantes de la corycologie.
L’on en oublie dans quel climat de controverses cette science a vu le jour. Et l’on oublie presque l’homme qui fut à l’origine de ce que l’on a appelé la “révolution cryoballonique”, Ernest Bolton.

Un hommage à Ernest Bolton se présentait sous la forme d’une conférence mise en scène, appuyée par une projection de photographies de reconstitution, des images d’archives anticipées que les quatre intervenants (tous acteurs non professionnels, choisis pour leur diction) commentaient.

[Extrait]

Thomas Merriman, maître de conférence en anthropologie à la Bunbury Foundation.
" Portraits. Bolton et la fondation DAISY. "

"[...]Le point de départ de mon intervention est cette image. Il s'agit d'une photographie de 48x64 cm, provenant du fond iconographique de la fondation Bunbury, à Londres. Elle fut prise par Lord Bunbury, et présente des boursiers de la fondation que ce dernier avait créée quatre ans auparavant. Cette fondation, officiellement dédiée à la recherche en anthropologie et en sociologie, prônait une approche très diversifiée de ces sciences, et encourageait les échanges interdisciplinaires. Cette promotion accueillait à la fois un anthropologue et un sociologue, mais aussi un philosophe, un biologiste, et un psychologue

En prenant pour point de départ cette photographie, ce que je voudrais toucher du doigt, à travers cet exposé qui doit être bref, c'est que la découverte révolutionnaire de Bolton n'était pas sans rapport avec le climat d'émulation intellectuelle qui régnait à cette époque à la Fondation DAISY, et dont on peut juger au simple énoncé des personnalités qui étaient alors les condisciples de Bolton. Car c'est dans les quelques années qui suivirent le moment immortalisé par cette photographie que Bolton écrivit son fameux opuscule et fit son voyage à Paris.[...]"

 

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